PORTRAIT
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Rémy Rodep
affronte depuis quelques années une traversée du désert professionnel
difficilement supportable.
Il les explique dans
son livre l'Enfant matricule 3044
avec la toujours précieuse
complicité de son
stylo à bille cristal tracé moyen 0,6 millimètre de
couleur bleue. |
En 1977, il se
dirige tout d'abord vers les
cours de théâtre
et se rend régulièrement sur les plateaux de télévision de
Georges FOLGOAS
au Palais des Congrès pour y apprendre à régler l'éclairage, une
caméra, comprendre toute la magie de la régie, il fait aussi la doublure
lumière d'artistes lors des répétitions des émissions
''Les
Inconnus de 19h45'';
''Les paris de TF1 '';''
Eh bien raconte !'', etc…
Lorsque les radios
libres envahissent les fréquences de la bande FM au début des années 80,
il participe à cette fabuleuse aventure.
Après avoir
participé au travail du standard, fait le chroniqueur de ci de là, il va prendre les
commandes de la principale émission du
matin
"TAMTAM''.
Chaque jour il se
lève à 4heures 30 du matin, car entre 6 et 10 heures il passe en revue
l'actualité du jour avec un ton déjà bien particulier et reçoit les
invités les plus divers.
La première émission
qu'il va produire et présenter sera
Mode d'Emploi
l'émission
show-mage, mais il va devoir se battre pour l'imposer à
l'antenne.
Mode d'Emploi module
d'une heure au début va vite prendre de l'ampleur et s'installer en
première partie de soirée le jeudi de 20 h 30 à
22 h 30 pour cause de
succès.
Il va faire de Mode
d'Emploi le refus du fatalisme, la dynamique des chômeurs dans le
mélange des genres radiophoniques.
Bien loin des
discours soigneusement préparés par une armée de conseillers, il place les
personnalités politiques face à la triste réalité quotidienne du chômage
et de ses conséquences.
Lorsque les attachés
de presse des politiciens exigent de lui les questions quelques jours
avant l'émission, il se plie à la règle, à leurs exigences, il obéit, il
cède, mais c'est bien mal le connaître, comme Mode d'Emploi est toujours
en direct, les questions qu'il pose alors n'ont plus rien à voir avec
celles proposées.
Les invités de tous
les horizons vont se succéder à son micro, journalistes, chanteurs,
comédiens, acteurs, écrivains, chef d'entreprise, et bien sûr les
demandeurs d'emploi qui sont les invités d'honneur et ont antenne libre
pour témoigner, mais aussi lancer un appel en direction des entreprises.
Son slogan des
années 80/90 : ''Osez Mode d'Emploi, afin que le chômage ne soit plus
seulement un chiffre qui grandit !''
Le samedi soir à 19
heures il lance
7 INFOS,
l'émission poil à gratter de la F.M..
Avec son
co-animateur, ses chroniqueurs, il passe au crible l'actualité de toute
une semaine, qu'elle soit Internationale, Nationale ou Locale.
Il commente avec ce
ton bien particulier la presse hebdomadaire, les bruits de couloir qui
circulent au Palais de l'Elysée, à l'Hôtel Matignon, au Palais Bourbon…
Il présente et
commente l'agenda du Président de la République pour la semaine qui
arrive.
Il invite aussi les
auditeurs à réagir et à prendre l'actualité au bout du fil pour la
commenter, mais aussi témoigner un fait de quartier dont-ils ont été les
témoins ou les acteurs, mais aussi interpeller les invités politiques et
médiatiques présents dans le studio.
Avec l'aide
précieuse de son équipe il
prend en charge les soirées électorales, qu'elles soient législatives, présidentielles
ou européennes, installe pour l'occasion les studios dans des
restaurants, au grand REX à Paris et établit des multiplex dans les PC des
différents partis politiques.
Le soir du premier
tour des élections présidentielles de 1988, il interpelle Michel Rocard
car il est persuadé que les otages détenus au Liban vont être libérés
entre les deux tours, à cette époque c'est Jacques Chirac qui est
Premier Ministre.
Comme il l'avait
prévu les otages seront libérés à la veille du deuxième tour, mais il ne
s'agira bien sûr que d'une simple coïncidence ?
Il organise des
galas, le dernier se fera au Café de la Danse à Paris en décembre 1989.
Rémy RODEP aime les
défis : non seulement il les relève, mais il va aussi en imposer. En
octobre 1988
il sera le premier à transformer une radio locale privée en radio
nationale pendant une journée en organisant la première journée
nationale de lutte contre le chômage.
Toutes ces
casquettes vont l'emmener naturellement à occuper le fauteuil de
Directeur de la Station et des Programmes.
Mais si Rémy Rodep est
un cumulard, il est aussi un fils de pub œuvrant dans les quartiers
chics de la capitale :
Rober & Partners, Groupe Havas,
Groupe Dassas, Triplay Productions...
Jusqu'au jour où son
destin professionnel va basculer.
En juin 1994 il crée
une association ''Génération Chômage'', et part à Londres pour plagier
l'appel du Général de Gaulle, il rédige avec son équipe un communiqué
de presse dans lequel il annonce sa candidature à l'élection
présidentielle de 1995. Le slogan de sa profession de foi qu'il adresse
à plusieurs milliers de Mairie dans le but d'obtenir les 500 signatures
indispensables est :
'' Pour une France plus juste, plus
humaine !''
Chaque vendredi
soir, une radio lui ouvre son antenne pour 2 heures de direct où il doit
faire face aux questions sans concession des journalistes, ainsi que des auditeurs qui arrivent sans aucun
filtrage sur la table de mixage.
Son aventure de candidat durera 8 mois !
Il écrit alors des
sketches pour un grand groupe de radio, et puis un jour il se souvient
qu'à la fin des années 70, il avait écrit un scénario pour Louis de
Funès qu'il rencontra en 1980.
Il va se remettre à
l'écriture avec un spectacle de café théâtre
''J'ai mal aux Urnes
!!'' :
- ''J'ai
apprécié votre verve, votre causticité et votre truculence''
lui dira alors
Philippe Bouvard
en janvier 1998.
Toujours au
sujet de ce spectacle Olivier Lejeune
lui écrit en novembre 1997 :
-"Je dois avouer que vous avez une sacrée
personnalité… Continuez ! ''.
Avec la toujours
précieuse complicité de son stylo à bille cristal tracé moyen 0,6
millimètre de couleur bleue, il se remet à l'écriture en 2004 avec les
''Interdits'' téléfilm inspiré de faits réels dont le rôle
principal est écrit pour Jean Claude Brialy.
Ce projet arrive premier au comité de lecture de France Télévision et de
Canal +.
En 2005 il se jette
à l'eau et se libère de quarante années de silence et de souffrance en
écrivant :
son autobiographie :
''l'Enfant Matricule 3044''.
En décembre 2007, il a
terminé l'écriture de son nouveau livre
Deuil et préjugés
sortie en janvier 2008.
Le prochain qui est
en cours d'écriture portera sur la politique et
les faits de société.
Mais il ne manque pas de
travail car il fait également la réadaptation de
son autobiographie
l'Enfant Matricule 3044
en roman dont le
titre provisoire est Le maillon vert.
A suivre…